Le Kung fu musulman


Eclairage sur les styles de Kung-fu

Crées par les Musulmans Chinois


Maître Elhadri Lotfi

L’influence de l’islam, comme religion du quotidien, s’interagit avec la vie de tous les jours chez les musulmans.

Mon objectif est, en fait, d’attirer l’attention des musulmans en particulier, et des non musulmans, sur la capacité de tous les peuples de penser, de créer, de participer à la civilisation mondiale. Le niveau du développement « civilisationnel » mondial n’est pas l’apanage d’un peuple sur les autres, mais c’est le résultat de l’effort consenti par plusieurs civilisations :

  • Les civilisations asiatiques
  • Les civilisations arabo-musulmanes
  • Les civilisations européennes
  • D’autres civilisations

Mon message, en outre, s’adresse aux musulmans, mais tout particulièrement aux jeunes,  en leur disant, que l’islam, est la référence d’excellence pour la création.

Pour cela, j’ai choisi de faire un travail de collecte d’informations, en introduisant quelques options de mes propres analyses, mais j’ai voulu laisser les articles écrits par leurs auteurs sans modification, pour laisser ces auteurs non musulmans exprimer leurs admirations à l’art martiale musulman, et cela sur trois points :

La participation active des musulmans chinois à leur civilisation

L’efficacité martiale des styles crées par les musulmans Hui

L’influence de l’islam, sur la création des arts martiaux

En fait, on peut supposer que l’ethnie Hui ,s’estbasée sur deux éléments ayant une relation directe avec l’islam pour fonder leur style.

Le premier, se remarque au niveau de cette loyauté profonde au prophète Mohammed, qui était un homme d’état et un guerrier fort et courageux qui a su défendre sa patrie et sa religion. Ainsi, les musulmans Hui  ont rendu hommage à ce guerrier de qualité, en créant « Hui jiao », l’art martial de l’islam. En même temps, honorer la pratique martial que le prophète n’a cessé de motiver les musulmans à cette pratique, en disant « que le croyant fort est préféré au croyant faible », même si les deux sont bien, on peut, aussi, citer la parole d’Allah dans le coran, sur la force physique et sur la préparation mentale et la préparation à la guerre.

Le deuxième point réside dans l’influence de certains concepts islamiques, c’est-à-dire l’intégration des concepts théoriques dans la création des styles de kung-fu, par exemple:

Les styles qui se nomment « les huit directions : se basent sur les huit points que constitue la « Kaaba »

Les déplacements au sol : certains styles, se déplacent en traçant un carré au sol, en ce référent à la base de la Kaaba

Déplacement en cercle : se référant aussi  à un principe de l’islam, qui renvoi à la pratique du pèlerinage, quand les pèlerins, tournent en cercle au tour de la Kaaba

Les mouvements circulaires, exemple du style Pakwa Quan, que je pratique moi-même, et les frappes circulaires se réfèrent aussi à ce grand principe de tourner en cercle autour de la Kaaba.

Des styles qui se basent sur l’alphabet arabe, ces styles ont  essayé de tracer dans l’espace, en mouvement, la structure alphabétique arabe.

La méditation : le prophète a médité dans la caverne « Hiraae », avant le commencement de sa mission

Evidemment, l’islam a toujours invité ses adhérents à profiter des connaissances des autres civilisations, pour cela, l’ethnie Hui , a aussi utilisé les connaissances taôiste et bouddhique, afin d’approfondir et améliorer la technicité et l’efficacité de leur style martial.

La tradition en chine et dans d’autres pays, n’avait pas de problème à utiliser les noms religieux ou à se référer à la religion pour la création des styles martiaux, comme c’est le cas actuellement dans certains pays, et chez certaines personnes. En fait, les musulmans ont continué à se référer à leur religion, en insistant sur l’impossibilité d’intégrer la pensée laïque dans leur système de penser, ainsi, on peut parler :

  • de la civilisation islamique
  • de l’économie islamique
  • de l’architecture islamique
  • de l’art martial islamique
  • de la psychologie islamique (la psychologie Fétri)

En fait, l’appellation des styles d’arts martiaux  avec des noms religieux n’était pas une caractéristique des musulmans, mais aussi, une tradition chinoise voir mondiale à une certaine époque. Ainsi, nous pouvons donner des exemples, des styles martiaux portant des noms religieux non musulmans:

  1. Sengmen quan: La “Boxe du pèlerin”
  2. Ren Jia Jiao: L’enseignement religieux de la famille Ren”, connu également sous le nom de Ren Men Quan,  aurait été transmis par Ren Sizhen, un officier de la région du Sichuan lors de la dynastie des Qing.
  3. Fut Gar Kuen: (Futga Kyun, mandarin Fojia Quan), “Boxe du Bouddha” ou “Boxe de la famille Fo”, trouve ses racines au monastère de Sil Lum (Shaolin) de la montagne Slung Sau.
  4. Fo Hai Quan: La “Boxe de la mer du Bouddha”.
  5. Diao Jia Quan:: L’enseignement religieux de la famille Diao”.
  6. Lau Hon Quan : les 18 bouddhas[1]

Etant donné que l’ethnie Hui  est minoritaire en chine, la création des styles martiaux propres à elle, était motivée par l’esprit défensif,  contre la majorité Han (majoritaire en chine 80% de la population chinoise), c’est pour cela que les styles Hui sont restés secrets.

L’évolution des peuples et le changement social, ont fait que l’ethnie Hui  n’a cessé de participer positivement dans la civilisation chinoise.

Les Hui sont dotés d’une grande tradition, et la population apporte une attention particulière à la pratique des arts martiaux. Ils ont trouvé dans leur religion un appui: le Prophète était aussi un guerrier qui pratiquait les arts martiaux, ceci est donc un acte qui rend hommage au Prophète, un acte saint en continuité avec la foi religieuse. Roger ITIER

Les Hui , qui possèdent leurs propres systèmes de Kung-fu et de lutte, ayant plus particulièrement un style externe « long » appelé Zhan Quan et un style de la mante caractéristique. Si l’on croit àla tradition des Hui , le général musulman Chang Yu Chun avait fondé une célèbre école de maniement de la lance Kai-pin Chiang Fa, et le style interne Pakoua aurait lui-même été inventé par un autre musulman du nom du Wu Zhong.[2]/10

A la différence des Hans, chez qui le Wuschu est une pratique minoritaire, la valorisation religieuse a transformé ce sport de combat en une part indissociable de la vie de tous les musulmans chinois. Roger ITIER

D’ailleurs,les styles modernes de Wuschu, se sont basés dans leur grande majorité sur les styles musulmans, notamment les styles :

  • Tantui
  • Baji quan
  • Cha Quan

Tous les styles des arts maritaux chinois rendent hommage à  l’ethnie Hui , pour leur esprit esthétique et pour leur efficacité au combat, en effet, le style comme Luxing Quan, est considéré par tous les experts d’arts martiaux comme l’un des styles les plus efficaces d’arts martiaux  chinois, dans les combats de corps à corps.

Le guerrier de la paix

Le prophète Mohammed est « le guerrier de la paix », dans un de ses nombrables hadiths  autour de la guerre, j’en cite un que je trouve significatif dans ce contexte : le prophète dit : « ne cherchez jamais la guerre, mais quand ça devient nécessaire soyez courageux… » ainsi, l’islam, a en effet, éduqué les musulmans à orienter la guerre vers la paix, et jamais pour des raisons d’économiques ou raciales « من شاء منكم فليؤمن ومن شاء فليكفر … ».

Pendant la grande histoire musulmane, ce principe été très limpide. Dans ce sens, après la mort du prophète, le premier Kalifa Abi Bakr Assadik, a honoré cette tendance islamique en proclamant dans ses premiers discours, que la guerre n’était pas faite :

Pour brûler, couper les arbres

Détruire les maisons

Tuer les enfants, les femmes, et les vieillards

Et même pas les hommes non combattants

Le Prophète ne s’est jamais adonné à la vengeance ou aux représailles. Il était la personne la plus indulgente. Même en temps de guerre, Mohammed  n’a jamais autorisé le meurtre de quiconque, excepté ceux impliqués dans les combats ; il donnait clairement des ordres contre le meurtre des civils, dont les femmes, les enfants, et même les personnes engagées dans une quelconque forme d’adoration. Il apprenait à ses adeptes à respecter le caractère sacré de toute vie lorsqu’ils s’engageaient dans une guerre juste.

« Avancez au nom de Dieu, avec Dieu, sur le chemin du Messager de Dieu. Cela signifie, ne tuez pas les personnes âgées, les nourrissons ou les enfants et les femmes. Ne dépassez pas les limites appropriées. Rassemblez vos butins et faites la paix et faites le bien. Car Dieu aime les bienfaisants. »

Quelques règles instaurées par le prophète en temps de guerre :

L’interdiction de brûler l’ennemi : Il est interdit de brûler l’ennemi avec le feu car Mohammed a dit, « Tuez [l’ennemi], mais ne le brûlez pas. Car personne ne punit avec le feu excepté le Seigneur du feu ».

L’interdiction de mutiler les corps.

L’interdiction d’user de la torture

L’interdiction du pillage. C’est-à-dire des actes de vandalisme (vols, destruction des biens, etc.) et de violence (violence physique, viol, etc.) envers les civils. Cependant, la prise des butins de guerre était pratiquée après les guerres contre ceux des adversaires qui ont participé à la guerre, en dédommagement aux dégâts provoqués par la guerre.

Le comportement du prophète avec les juifs et les chrétiens


Les juifs: Le prophète  avait un voisin juif, qui déversait chaque matin des ordures devant la maison du prophète. En sortant, le prophète  enlevait ces ordures, sans faire le moindre reproche à son voisin!

Un jour, en sortant de chez lui, le prophète ne trouva pas d’ordures! Il demanda des nouvelles de son voisin juif. On lui dit qu’il était malade.

Le prophète  alla lui rendre visite, en lui expliquant qu’il venait juste le soutenir dans sa maladie, lui apporter du réconfort! Touché par ce geste, le juif se convertit à l’islam! Le prophète dit à ce propos : « Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.»

La première chose que le Prophète Mohammad  fit après s’être établi à Médine, fut de conclure un traité entre les Musulmans et les gens du Livre (les Juifs et les Chrétiens). D’après ce traité, les Musulmans garantissaient à ces derniers la liberté de croyance et leur accordaient les mêmes droits et obligations que ceux dont ils jouissaient eux-mêmes.
Quand une délégation de Chrétiens vint à Médine en provenance de Najran, une ville du sud-ouest d’Arabie, le Prophète les reçu dans sa mosquée et les invita à dire leurs prières à l’intérieur de la mosquée. Les Musulmans récitaient leurs prières d’un côté de la mosquée et les Chrétiens de l’autre. wikipédia

Relations avec les athées et les païens :

La mère de Asma, la fille de Abou Bakre, était venue à Médine rendre visite à sa fille et il lui a apporté des cadeaux. Asma n’a pas voulu l’accueillir chez elle ni accepter ses cadeaux car sa mère était encore païenne. C’est alors que ce verset fut révélé au prophète :
« Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de faire part de bonté et de justice à leurs égard(prendre soin d’eux et bien se comporter avec eux).

Lorsque le premier calife, Abou Bakre, envoya une armée en Syrie pour combattre les brutales légions romaines, il prit la peine d’aller les encourager avant leur départ. Il dit : « Vous y trouverez certainement un groupe de personnes qui ont dédié leur vie à l’adoration de Dieu [les moines]; laissez-les à leurs occupations. »

On peut citer l’exemple de l’Asie, qui a préféré se convertir à l’islam sans verser une goutte de sang, sans guerre. D’ailleurs l’islam en chine, l’ethnie Hui  s’est convertie aussi à l’islam dans un cadre de paix, et elle a essayé dans sa longue histoire en chine de garder ce lien de paix avec la majorité Han.

 En fait, de puis plus de 200 ans, ce sont les musulmans à travers le monde qui se font massacrer, que ce soit dans leurs pays d’origine ou dans les pays d’accueil. L’esprit de la paix reste le fil conducteur de la vie des musulmans, même si dans des moments très difficiles de l’histoire des musulmans, des exceptions sont présentes avec un esprit de guerre étranger aux principes de base de l’islam.

Pour finir, le mot Islam vient,  en outre, du mot arabe « SALAM », qui veut dire la paix, et le mot bonjour en arabe, se dit aussi, « salam », la Paix.

Quelques principes du Hui Jiao Kung-fu

  • La guerre n’est pas un objectif en soi
  • La force, la précision, la vitesse, l’équilibre, l’énergie sont les bases des arts martiaux.
  • Ne transmettez, sauf aux pratiquants sincères du wuschu
  • Marcher comme un dragon et se mouvoir comme un éclair
  • Homme faible bouge ses mains, l’homme fort bouge ses lèvres (parler, négocier)
  • La maîtrise vient par la pratique
  • Un combattant est aussi un homme de science
  • Dans la vie on doit être: ou bien un élève, ou bien un maître
  • Ne jamais chercher les conflits, mais ne jamais fuir les ennemis
  • La violence n’est pas la force, l’homme violent n’est pas fort, et l’homme fort n’est pas violent
  • La justice est l’objectif suprême de l’art martial
  • La patience est le titre le plus honorifique d’un combattant

Les Hui

Une ethnie musulmane des arts martiaux

Quintessence martiale

Il existe, parmi les plus de 50 minorités nationales de chine populaire, une forte communauté islamique : le peuple Hui , qui s’est surtout individualisé après le XIIIe siècle, est une population chinoise musulmane. L’origine de ce courant religieux, qui allait imprégner une importante aire géographique de l’ancienne Empire du Milieu » remonte à l’époque de la Dynastie Song (960-1279) après JC. Au cours de Xe siècle notamment de nombreux marchands persans et arabes vinrent jusqu’en Chine, apportant des éléments propres à leurs civilisations. La communauté Hui  a produit des sifu célèbres en Wu Shu, et également de nombreux généraux ayant pris part aux grands mouvements politiques du pays. Les Tao Hui Hui  SHIBAZHOU (les 18 exercices de poing du peuple Hui ) et JIAOMEN TANTUI (exercices de jambes codifiés sur des bases religieuses) remontent à la dynastie Ming (1368-1644) et étaient alors considérés comme faisant partie de la quintessence des arts martiaux chinois.265

La Tao de l’école ZHa (Zhaquan, ou Cha Quan) du nom de la famille Hui  qui en fut à l’origine, est d’époque obscure, sans doute du temps de la dynastie Ming. Il entre dans la catégorie de la « boxe longue » (Hang Quan). Il est constitué de mouvements rapides et agiles, avec des sauts, entrecoupés de positions plus fermes et plus stables, donnant l’impression que le pratiquant évolue parfois comme le vent et parfois comme s’il était cloué au sol.  /265

Le développement et la participation musulmane au plus haut niveau du wushu chinois a une longue histoire. Beaucoup de ses racines se trouvent dans la persécution des Musulmans lors de la dynastie Qing. Les Hui s ont commencé et adapté de nombreux styles de Wushu comme le bajiquan, le piguazhang, et le liuhequan. Il y avait des domaines spécifiques qui étaient connus pour être des centres de wushu musulman, tels que le comté de Cang dans la province du Hebei. Ces arts martiaux traditionnels Hui étaient très distincts des styles turques pratiqués dans Xinjiang.

En raison de ces activités, une vie économique commune a commencé à se dessiner parmi les Hui Hui . Alors qu’ils avaient été dispersés, ils se sont concentrés dans des colonies et autour des mosqués qu’ils avaient construites. Ceci a été transmis de génération en génération comme la caractéristique spécifique de la distribution des Hui  en Chine.

Arts martiaux efficaces

Les Hui ont su non seulement préserver leur foi mais aussi la conjuguer en harmonie avec les coutumes chinoises.

Roger ITIER pense que, leur expertise des arts martiaux est liée à leurs origines. Ils sont les descendants des commerçants de la Route de la soie qui devaient se protéger des pillards et des guerriers arabes qui rejoignirent les armées chinoises.

Les Hui rendirent les arts martiaux plus pragmatiques et plus efficaces, en enrichissant considérablement les arts martiaux chinois. De nombreux styles traditionnels ont bénéficié de leurs apports pendant que cette communauté en créait d’autres comme le Tongbeiquan, le Bajiquan, le Zhaquan, etc…).

Selon l’auteur, à l’instar du Temple de Shaolin, mondialement connu, qui présente la culture chinoise à travers le Kung Fu bouddhique Chan, la communauté des pratiquants du Jiao Men Wushu (Cercle religieux du Wushu) constitue également un enseignement rare et exceptionnel qui bouleverse l’approche traditionnelle des arts martiaux telle qu’elle est ordinairement pratiquée. Roger ITIER

En effet, le monde entier connaît ces termes chinois, Kung-Fu, Shao Lin. ce que l’on ignore, c’est que les Hui, une minorité ethnique parmi les nombreuses populations chinoises, a contribué à la notoriété des arts martiaux chinois.

Quelques exemples peuvent nous aider à comprendre l’importance des Hui  dans les arts martiaux chinois. Ainsi au moment où la Chine populaire établissait le système de Dan (Duan Wei en chinois) dans les arts martiaux, 2 Hui  figuraient parmi les trois premiers 9e Duan (Grade le plus élevé dans le système des arts martiaux chinois).

Lors de sa création, la direction technique de l’Association Chinoise de Wushu, était assurée par un Hui . ZHAO Changjun, l’athlète chinois le plus titré au niveau national, surnommé le prince des médailles, est également un Hui .

Les personnalités martiales

Roger ITIER dresse une liste non exhaustive des personnalités Hui  et de leur renommé dans le monde des arts martiaux chinois.

• Le directeur de l’unique encyclopédie des arts martiaux chinois, Ma Mingda, est issu d’une famille célèbre de maître du Wushu Musulman.

• Le maître de l’entraîneur du célèbre acteur Jet Li (Alias Li Lianjie), chef de l’équipe Chinoise des arts martiaux aux Jeux Olympiques en 1936, où le Kung Fu Wushu fut présenté pour la première fois au monde extérieur,

• La moitié des responsables de l’Ecole Centrale d’Arts Martiaux Nationaux (créée en 1927 à Nankin, cette école introduira le passage du Wushu d’une pratique populaire à une discipline de sport reconnue par Etat et à la modernisation de son enseignement)

• Le cercle reconnu en Chine comme celui de « Wu Xue » (signifiant la science du Wushu), qui offre depuis deux générations les meilleurs pratiquants et les théoriciens les plus férus,

• Cang Zhou, une ville Hui dans la province de Hebei, officiellement reconnue comme l’origine du Wushu..

Les Hui ne représentent que 7% de la population chinoise, mais leur influence sur le niveau et le développement et la promotion des arts martiaux chinois est décisif.

La valorisation religieuse

Les Hui sont dotés d’une grande tradition et la population apporte une attention particulière à la pratique des arts martiaux. Ils ont trouvé dans leur religion un appui: le Prophète était aussi un guerrier. Pratiquer les arts martiaux est donc un acte qui rend hommage au Prophète, un acte Saint en continuité avec la foi religieuse. Roger ITIER

A la différence des Hans, chez qui le Wushu est une pratique minoritaire, la valorisation religieuse a transformé ce sport de combat en une part indissociable de la vie de tous les musulmans chinois. Roger ITIER

Pour les musulmans chinois, les mosqués sont aussi des centres culturels qui organisent des cours de langues arabes mais aussi des entraînements aux arts martiaux musulmans.


  1. [1] Habersetzer R. : Kun- fu Art et technique, Amphora, Paris, 1988

[2]Regoli C.A., Manuel Complet de Kung fu, Ed : DeVecchi, paris, 1989


من أراد أن يتوسع فليراجع الكتاب


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